Collections
Les toiles

Les histoires sont des toiles, étroitement liées, fil à fil et on suit chaque histoire jusqu’au centre, car le centre c’est la fin

Neil Gaiman – Anansi Boys

Xavier Brisoux qui envisage chaque collection comme une histoire qu’il raconte, a basé la collection sur cette citation. Les modèles sont construits grâce à la technique du fléchage déjà abordée précédemment, et ici poussée jusqu’à éclater les laizes de maille comme autant de facettes d’une toile d’araignée. Les patronages s’enroulent autour du corps pour traduire l’idée du centre autour duquel gravitent de nouvelles formes. Différents points de maille sont utilisés pour rendre cette métaphore de la toile.

La silhouette est longue et fine, jouant de proportions subtiles. Le fil « sofcotton » trouvé chez les meilleurs filateurs italiens, d’une grande douceur et finesse, est utilisé pour toute la collection, et en renforce ses modèles et son luxe.

Le noir et le blanc se sont imposés pour exprimer cette notion de la « fin » évoquée dans la citation de Gaiman. Les gris, chers au créateur, viennent compléter la palette comme autant de couches de lecture de l’histoire de la saison, entre commencement et fin, entre ombre et jour.

Stories are web, interconnected, strand to strand and you follow each story to the centre because the centre is the end.

Neil Gaiman – Anansi Boys

Xavier Brisoux who sees each collection as a means to tell a story has based his collection on this quote. He has built his pieces with the technique of partial knitting he has touched upon last season and pushed it so as to open the knits as the many parts of a spider web. The constructions rotate around the body matching the idea of the focus revolving around a centre creating new shapes. Different stitches are explored to render the image of the web.

The silhouette is long and thin, playing on subtleties of proportions. The yarn used called “sofcotton” is one of the finest and softest yarns found in one of the best Italian yarn spinner, enhancing the designs and their luxury.

Black and white were the obvious choice for colours to convey the extreme character of the “end” in Gaiman’s quote. Greys, important tones for the designer complete the colour palette as many layers of a story, between a beginning and an end, between dark and light.

Photographs © Mathieu Drouet